La fonderie royale du Creusot en 1806.
©La fonderie royale du Creusot en 1806.|CUCM, document écomusée, cliché D. Busseuil

De la Fonderie royale à la forge à l'anglaise

Les origines du Creusot

La création des mines de charbon de Montcenis dans la seconde moitié du XVIIIe siècle attire les curieux, scientifiques et ingénieurs, dans cette contrée de Bourgogne. En visitant les mines, ils constatent la qualité du charbon apte à produire du coke, le combustible utilisé dans les hauts-fourneaux.

Dès les années 1780, Le Creusot devient l’un des premiers centres industriels d’Europe continentale, où sont utilisées pour le première fois les techniques nouvelles venues de Grande-Bretagne.

Une fonderie

au service des armées du roi

 

En 1781, William Wilkinson et Ignace de Wendel, à la recherche d’un site pour établir une fonderie, portent leur attention sur le hameau du Creusot. Le ministère de la marine décide alors la construction d’une fonderie qui utiliserait les nouvelles techniques mises au point en Angleterre au début du siècle.

 

Dans la plaine des Riaux, on élève à partir de 1782 une nouvelle usine, avec ses ateliers, ses fours, des logements pour les ouvriers. Elle devient un lieu d’innovations techniques. On y utilise des machines à vapeur et c’est là qu’est réalisée la première coulée de fonte au coke en France et en Europe continentale, en 1785.

 

L’usine fabrique des canons par la marine royale, des tuyaux en fonte et des pièces d’architecture, comme la coupole de la halle au blé de Paris restée célèbre. Mais l’industrie est encore balbutiante et la fonderie doit faire face à des difficultés financières à plusieurs reprises.

La forge à l'anglaise et l'ère Schneider

Le temps de l'essor

En 1826, la fonderie devient la propriété de deux industriels anglais, Manby et Wilson. Ils agrandissent les ateliers, ajoutent une forge à l’anglaise et des laminoirs. Les usines du Creusot fournissent en 1827 les rails pour les premières voies de chemin de fer construites en France. Cela n’empêche pas l’entreprise de faire à nouveau faillite en 1833.

En 1836, la fonderie et la forge sont rachetées par les frères Eugène et Adolphe Schneider et leurs investisseurs. Les nouveaux maîtres de forges entament rapidement le développement de leur nouvelle entreprise. Dès 1838, les premières locomotives à vapeur sortent des ateliers, marquant ainsi le début de l’épopée des établissements Schneider du Creusot.

Devenus inadaptés, les bâtiments originels de la fonderie sont démolis au milieu du XIXe siècle pour laisser place à d’autres ateliers. Deux des nouveaux édifices ont été préservés et accueillent de nos jours le centre universitaire Condorcet et la bibliothèque universitaire.

Les usines

aujourd'hui

L’activité industrielle du Creusot est dynamique.

De grands groupes internationaux de la sidérurgie, de l’énergie et des transports, comme Arcelor-Mittal, Framatome, Alstom et tout un tissu de PME et sous-traitants utilisent les savoir-faire historiques locaux. Le Creusot est ainsi l’un des premiers pôles industriels de la région.

La Cristallerie Royale en trois dates clés

1781

La Fonderie Royale est créée au lieu-dit Le Creusot. A cette époque, la mode du cristal au plomb arrive tout droit d’Angleterre et séduit les cours aristocratiques françaises.

1830

La Cristallerie connaît ses premières difficultés, et finit par être vendue par ses propriétaires.

1837

Eugène Schneider décide de faire de la cristallerie sa résidence au Creusot. Il offre alors une seconde vie au bâtiment, qui passe de cristallerie à demeure de prestige.

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