Salle des portraits au Musée de l'Homme et de l'Industrie, Le Creusot
©Salle des portraits au Musée de l'Homme et de l'Industrie, Le Creusot|Lesley Williamson

La famille Schneider

Une dynastie d’industriels

Le développement du Creusot et de ses usines est indissociable de l’histoire des maîtres de forges qui ont marqué profondément la cité de leur empreinte.

Pittsburg, aux États-Unis, a connu Andrew Carnegie, la Ruhr, en Allemagne, les familles Thyssen et Krupp. Le destin du Creusot a, quant à lui, longtemps été lié à celui de la famille Schneider.

Naissance d'une dynastie

En 1836, la forge du Creusot, alors en faillite, est rachetée par Adolphe et Eugène Schneider, deux jeunes hommes d’affaires issus d’une famille lorraine. Le chemin de fer naissant offre au secteur de la métallurgie un potentiel de croissance certain. Grâces à leurs relations et leur sens des affaires, les frères Schneider vont savoir donner l’impulsion pour faire décoller leurs usines. Quatre générations de maîtres de forges vont ainsi se succéder jusqu’en 1960.

Quand Adolphe décède dans un accident en 1845, Eugène reprend seul les rênes de l’entreprise. À sa réussite dans les affaires, il ajoute une carrière politique au niveau local et national, devenant successivement conseiller général, député, ministre puis président du Corps législatif. Lui succède en 1875 son fils, Henri, suivi de son petit-fils, Eugène II, en 1898 et de son arrière-petit-fils, Charles, en 1942.

Quatre générations de maîtres de forges

Galerie de portraits
Eugène I Schneider1805-1875
Henri Schneider1840-1898
Eugène II Schneider1868-1942
Charles Schneider1898-1960

Une famille à la fibre paternaliste

Tout en innovant et en diversifiant les productions (acier, armement, puis électricité et nucléaire civile), chaque génération apporte sa pierre à l’extension des usines, mais aussi de la ville. Les Schneider veillent à mettre en place une politique paternaliste, construisant logements, écoles, hôpital. Ils façonnent la cité et en régissent en même temps la vie économique et sociale. Le développement des usines assure la renommée du Creusot en France et à l’étranger : les visites de clients et de chefs d’États se succèdent.

De nos jours encore, Le Creusot garde un souvenir fort du passage de la famille Schneider. Disséminées dans la ville, des statues immortalisent chacun des maîtres de forges, tandis que des rues ou des cités ouvrières portent le nom des enfants de la famille disparus tragiquement, à l’image du boulevard Henri-Paul Schneider ou de la cité Jean et Françoise Schneider.

Parcourir les rues du Creusot, c’est se replonger dans toute cette épopée industrielle.

En visite

sur les traces des Schneider

La Cristallerie Royale en trois dates clés

1781

La Fonderie Royale est créée au lieu-dit Le Creusot. A cette époque, la mode du cristal au plomb arrive tout droit d’Angleterre et séduit les cours aristocratiques françaises.

1830

La Cristallerie connaît ses premières difficultés, et finit par être vendue par ses propriétaires.

1837

Eugène Schneider décide de faire de la cristallerie sa résidence au Creusot. Il offre alors une seconde vie au bâtiment, qui passe de cristallerie à demeure de prestige.

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