Passé industriel

Forte d’un riche patrimoine manufacturier, la ville du Creusot valorise aujourd’hui le passé industriel glorieux qui a forgé son identité.

L’histoire du Creusot est intimement liée à celle de l’industrie et son essor fulgurant remarquablement orchestré par la très paternaliste famille Schneider.

Vue d'ensemble de l'atelier de montage des locomotives des Établissements Schneider du Creusot, année 1920. © CUCM, document Écomusée, reproduction D. Busseuil.

Empire du charbon et de l’acier

Remontez le temps aux origines de la ville. C’est de l’exploitation du charbon « de terre » des gisements du Creusot et de Blanzy que nait l’industrie métallurgique de la ville. À proximité de ces puits de charbon, la Fonderie Royale est implantée à Montcenis en 1782, suivi de la Cristallerie de la Reine. Ces premières industries initient l’essor économique local que l’arrivée des Schneider en 1836 propulse à une échelle mondiale en quelques décennies.

L’industrie métallurgique française entre dans une nouvelle ère lorsque les deux frères Schneider, Eugène et Adolphe rachètent les forges du Creusot en 1837 et se lancent dans la production d’aciers destinés aux chemins de fer et à l’armée. C’est le début du règne de la dynastie Schneider sur la ville-usine du Creusot et de la mise en place d’une politique paternaliste qui couvre tous les aspects de la vie des ouvriers. Le logement, les loisirs, l’éducation, la religion sont régis par cette politique sociale en avance sur l’époque.

Pendant plus d’un siècle, les équipements industriels et sociaux modèlent le paysage de ce bastion économique dirigé d’une main de fer par les Schneider jusqu’en 1970 et la création de Creusot-Loire.

Vue actuelle du site industriel du Creusot. © Lesley Williamson.

Un héritage exceptionnel à découvrir

L’influence de l’industrie sur l’urbanisation du Creusot est encore visible de nos jours pour la plus grande curiosité des visiteurs. Des noms de rue particulièrement évocateurs (boulevard Henri-Paul Schneider, la rue de la Fonderie, la rue de l’Étang de la Forge) aux vestiges de l’architecture (Château de la Verrerie, l’Hôtel-Dieu, les églises Saint-Eugène et Saint-Henri ou encore les cités minières de la Combe des mineurs ou de Saint-Sauveur), tout au Creusot rappellent la présence des Schneider.

La sauvegarde de ce patrimoine industriel français passe par la continuité de l’excellence des savoir-faire du Creusot. Cette formidable aventure industrielle se perpétue désormais dans la haute- technologie et la ville reste un pôle d’attractivité majeur pour les grands groupes français et internationaux comme ArcelorMittal, Alstom, Framatome ou encore Safran-Snecma.