La cour d'honneur du château de la Verrerie
©La cour d'honneur du château de la Verrerie|Creusot Montceau Tourisme
Bienvenue dans un site incontournable du CreusotFaîtes connaissance avec lui

À la carte

De la cristallerie de Marie-Antoinette aux appartements Schneider

Site emblématique du Creusot, le château de la Verrerie conserve la mémoire de l’histoire industrielle de la ville. Ouvert à la visite, c’est un lieu de découverte pour tous les passionnés d’histoire industrielle et technique.

Partez à la découverte du château… Et de ses multiples facettes. Suivez-nous, on vous montre le chemin !

Au temps de la manufacture royale

Le Creusot est né des arts du feu à la fin du XVIIIe siècle. Fer, fonte et acier ont fait sa renommée. Mais une autre activité y a aussi connu son âge d’or jusqu’aux années 1830 : la fabrication de verre et de cristal.

L’exploitation du charbon de Montcenis, à partir de 1769, a permis la création de la Fonderie royale au lieu-dit Le Creusot à partir de 1781. À cette même période, la mode du cristal au plomb, venue d’Angleterre, se répand dans les cours européennes et les milieux aisés. La Manufacture des Cristaux de la Reine, fondée près de Paris, à Sèvres, décide de s’installer au Creusot pour profiter de la ressource en charbon. Un grand bâtiment en forme de U est érigé sur les hauteurs dominant la fonderie pour abriter à la fois les ateliers, les entrepôts, l’administration et des logements pour les ouvriers. À proximité, deux halles de briques de forme conique accueillent les fours.

Une usine au service du luxe

Baptisée « Manufacture Royale des Cristaux et Émaux de la Reine Marie-Antoinette » la nouvelle usine va rapidement prendre son essor. On y fabrique du verre ordinaire et surtout des produits de luxe en cristal. L’entreprise se spécialise dans les opalines (ou cristal d’opale), des pièces en cristal opaque teinté dans la masse, et les inclusions, de petits objets comportant un motif décoratif en céramique incrusté.

La demeure des maîtres de forges

Au début des années 1830, la cristallerie est vendue à Baccarat et Saint-Louis, qui décident de rapatrier toute la production dans l’est de la France. L’industrie creusotine du verre et du cristal s’éteint. Les bâtiments servent alors au logement des mineurs et ouvriers de la fonderie.

En 1837, les frères Schneider, nouveaux propriétaires de la fonderie et des forges, rachètent les bâtiments. Eugène Schneider décide d’en faire sa résidence au Creusot. Des travaux sont alors progressivement entrepris pour transformer en demeure de prestige l’ancienne cristallerie qui prend le nom de château de la Verrerie. Dans les années 1860, le corps central est d’abord modifié. C’est surtout entre 1905 et 1911 que la plus importante campagne de travaux est menée, donnant à l’ensemble son aspect néoclassique actuel inspiré du XVIIIe siècle.

L'anecdote

Dans ce qui était autrefois la cristallerie, les maîtres de forges veulent pouvoir recevoir clients et invités de marque. L’un des anciens fours de la cristallerie va donc être aménagé pour devenir… Un théâtre !

Un lieu de découverte

De nos jours, le château de la Verrerie est un site patrimonial. Le bâtiment principal abrite le Musée de l’Homme et de l’Industrie – Écomusée Creusot Montceau, qui présente au visiteur l’histoire du développement industriel de la région, l’ancienne cristallerie, ainsi que la dynastie Schneider.

Dans un bâtiment annexe, le Pavillon de l’Industrie propose aux visiteurs de se plonger dans l’aventure industrielle du Creusot en explorant à l’aide du tablette l’histoire des forges et leurs productions, des origines jusqu’à aujourd’hui.

Le clou de la visite ?

C’est certainement le Petit Théâtre. Qui pourrait imaginer qu’un ancien four de verrier puisse cacher un tel décor ?!

Raphaël

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